04 octobre 2006 - Darfour

De nouveaux affrontements entre rebelles de la province du Darfour ont provoqué un exode de 10.000 personnes vers un camp de la force de l'Union africaine.

A priori, les deux organisations humanitaires qui travaillent dans la région de Mouhadjiriya sont incapables de faire face à l'afflux de nouveaux réfugiés fuyant la ville voisine de Gereida, dans le sud du Darfour.

"La situation humanitaire est alarmante et nécessite une attention immédiate", a déclaré un responsable de l'UA sous le sceau de l'anonymat.
Il a ajouté que des groupes de l'Armée de libération du Soudan (SLA) patrouillaient dans la ville.

L'identité des mouvements rebelles impliqués dans ces combats es inconnue. Les villes de Mouhadjiriya et Gereida sont contrôlées par la SLA, seul mouvement de rebelles darfouris ayant signé en mai un accord de paix avec le gouvernement.

Khartoum s'oppose à ce qu'une force de paix de l'Onu vienne remplacer celle de l'UA qui, par manque de moyens, peut difficilement assurer la sécurité des populations civiles du Darfour.
04 octobre 2006 - Darfour

# Posté le vendredi 06 octobre 2006 06:54

Modifié le mardi 17 juillet 2007 03:08

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : QUELLES PERSPECTIVES EN ARCTIQUE ?

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : QUELLES PERSPECTIVES EN ARCTIQUE ?
Image : Vue satellite de la calotte glaciaire arctique, le 29 septembre 2005 - Le trait jaune indique la limite de son étendue maximale.


Selon une récente étude de décembre 2005, la calotte Arctique s'est encore fortement réduite durant l'été 2005 et ce, pour la quatrième année consécutive. Due au réchauffement climatique, cette fonte laisse entrevoir la possibilité d'exploiter une nouvelle région du monde, riche de promesses énergétiques et halieutiques.

La fonte s'accélère en Arctique : Les régions polaires sont les plus sensibles aux effets du réchauffement climatique. Selon une récente étude du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), la superficie moyenne de la glace de mer en Arctique aurait diminué de 20% depuis 1979, soit d'environ 1,3 million de km².

Or, cette fonte aclérée a toutes les chances de se poursuivre : la plupart des scénarios climatiques prévoient que la calotte glacière arctique continuera de se réduire de 40 à 50% d'ici à 2100. La glace de mer pourrait ainsi passer d'une surface d'environ 10 millions de km² aujourd'hui en plein hiver à moins de 6 millions dans cent ans. Et à en croire les moles les plus pessimistes, elle pourrait même disparaître totalement durant l'été à partir de 2070 !


Commercialement parlant : De nombreux armateurs misent sur la diminution de la calotte glaciaire pour inaugurer, au moins en période estivale, de nouvelles liaisons maritimes. La « voie arctique » permettrait ainsi de joindre l'Asie à l'Europe en 13 000 km contre 21 000 actuellement en passant par le canal de Suez. Quant aux États-Unis, ils gagneraient 3 à 4 semaines pour rejoindre l'Alaska... Outre l'intérêt commercial de ces routes, la navigation dans l'Arctique laisse entrevoir la possibilité d'exploiter une zone riche de promesses énergétiques et halieutiques.

L'Arctique, futur fournisseur mondial de gaz et de pétrole ?
Selon certains experts, l'Arctique renfermerait 10 % des réserves mondiales d'hydrocarbures et de gaz. Ces réserves pourraient bientôt être exploitées, grâce au réchauffement climatique, en en favorisant l'accès, et à la montée du prix du pétrole qui conduirait les grands groupes pétroliers à une prise de risque accrue. De fait, la course à l'or noir arctique est déjà lancée.
Le Danemark a ainsi délivré une licence de prospection et d'exploitation d'hydrocarbures à la compagnie canadienne Encana Corporation, qui prévoit plusieurs forages d'ici à 2008 dans la région du Groenland. De leur côté, les États-Unis cherchent à ouvrir à l'exploration leur domaine maritime en Alaska, pourtant réserve protégée depuis 1960...
Quant à la Norvège, elle vient de lancer un gigantesque projet d'exploitation de gaz dans la mer de Barents (Snohvit), près d'Hammersfest, l'une des villes les plus au Nord du globe. Près de 8,8 milliards de dollars ont déjà été investis dans ce projet qui devrait débuter en 2007.
Reste une condition à l'exploitation de ces réserves : le prix du baril doit demeurer suffisamment élevé pour permettre des coups de production supérieurs au pétrole « terrestre ». Les conditions d'exploitation devront en effet relever de nouveaux défis comme celui de faire face aux icebergs...

Un immense réservoir halieutique ?
En plus des richesses énergétiques, l'océan arctique pourrait devenir une nouvelle zone de pêche. Plusieurs spécialistes des ressources halieutiques s'accordent en effet sur l'idée que certaines espèces, notamment les espèces subarctiques, migreront vers le Nord du fait du réchauffement climatique.

S'approprier ces ressources, comment ne pas y songer ?
L'ensemble des pays côtiers en rêvent, et ils ne sont pas les seuls. Actuellement, la convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) limite l'exploitation des ressources marines par les pays qui possèdent une façade maritime entre 12 et 200 milles de leurs côtes (entre 22 et 370 km). Toutefois, les pays peuvent demander à étendre cette zone d'exclusivi jusqu'à 350 milles dans certains cas particuliers (prolongation normale du plateau continental...).

Une conquête non sans risque
La conquête de l'Arctique pose inévitablement des questions environnementales car ces routes maritimes resteront étroites et périlleuses et un accident provoquant, par exemple, une marée noire s'avèrerait catastrophique dans cette région du monde où la biodiversité est extrêmement riche mais aussi extrêmement vulnérable...

La "société du profit" a parlé !!!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 25 juillet 2006 07:40

Modifié le mardi 25 juillet 2006 08:16

C'était il y a trente ans. Pour rendre compte de l'extrême diversité du monde vivant, un mot était inventé : BIODIVERSITE.

C'était il y a trente ans. Pour rendre compte de l'extrême diversité du monde vivant, un mot était inventé : BIODIVERSITE.
Où en est le grand catalogue du monde vivant ?

Depuis 30 ans, 1.8 million d'espèces ont été décrites. Une goutte d'eau parmi les 10 à 30 millions d'espèces qu'il resterait à découvrir. Et il faut faire vite : en effet, depuis quelques centaines d'années, les espèces disparaissent à une vitesse sans précédent.

Près de 17 000 espèces découvertes en 2005...
Selon les scientifiques, 80% de la biodiversité reste encore à découvrir. Pas étonnant donc que chaque année, des milliers de nouvelles espèces viennent allonger le grand catalogue des êtres vivants sur Terre.
Pour l'année 2005, la commission internationale de nomenclature zoologique annonce ainsi près de 17 000 nouvelles descriptions d'espèces. Mais même à ce rythme-là, il faudrait plus d'un demi siècle pour espérer faire le tour de la biodiversité de la planète...

Certains régions du monde, notamment les tropiques, sont plus prolifiques que d'autres. Ainsi, lors d'une expédition en Nouvelle-Guinée (Papouasie), menée par l'association écologique Conservation International en 2005, plus d'une douzaine d'espèces inconnues ont pu y être observées.

La découverte de nouvelles espèces se fait aussi de plus en plus ... dans les laboratoires ! L'analyse du matériel génétique de certains manchots a par exemple permis d'élever au rang d'espèce les Gorfous sauteurs, jusqu'alors considérés comme une sous-espèce des manchots de Crozet et de Kerguelen.

Si l'on découvre chaque année de nouvelles espèces, on sait aussi qu'au moins 16 119 espèces sur les 40 000 étudiées par les spécialistes de l'Union mondial pour la nature (IUCN) sont aujourd'hui menacées d'extinction.

Selon une étude publiée dans Science le 7 juillet 2006, cela concerne 32,5% des espèces d'amphibiens sur les 5743 décrites et près d'une centaine auraient même déjà disparu au cours de ces 25 dernières années.

Parmi les causes de ces extinctions : le réchauffement de la planète. Désormais classé comme « vulnérable » dans la liste rouge de l'UICN, l'ours polaire est voué à devenir l'une des plus célèbres victimes du réchauffement climatique.

Toutefois, il n'y a pas que dans les pôles ou dans les tropiques que des espèces disparaissent. Le pourtour méditérannéen est également concerné. Cette région du monde abrite en effet près de 25 000 espèces de plantes, dont 60% n'existent nulle part ailleurs. Certaines d'entre elles, dont la Buglosse crépue, sont en danger critique d'extinction.

Une balance déséquilibrée
C'est une loi de l'évolution : certaines espèces apparaissent, d'autres disparaissent. Les scientifiques estiment ainsi que 99% des espèces qui ont vécu sur Terre depuis l'origine de la vie ont aujourd'hui disparu.

Jusqu'à présent, les mécanismes d'adaptation qui permettent à de nouvelles espèces de naître ont toujours contrebalancé les processus d'extinction. Mais ils demandent du temps : des milliers, voire des millions d'années.

Or, depuis quelques centaines d'années, les processus d'extinction s'accélèrent. Selon les estimations, le rythme de ces disparitions serait 100 à 1000 fois supérieur aux taux d'extinction naturel. Et l'homme, qui pollue et grignote les habitats naturels, en serait le principal responsable.


Résultat : Les mécanismes d'adaptation ne peuvent plus suivre. La balance est clairement déséquilibrée. Reste à connaître l'ampleur de ce déséquilibre... et ses conséquences sur l'ensemble du vivant.


Image : Une douzaine d'espèces découvertes lors d'une expédition en Papouasie.

# Posté le mardi 25 juillet 2006 07:11

Modifié le lundi 16 juillet 2007 16:11

Conflit israélo-libanais - 25 juillet 2006

Conflit israélo-libanais - 25 juillet 2006
Habits déchirés...
Cris désespérés...
Corps ensanglantés...
Coeurs amputés...

Rafales dans les nuits noires
Qui terrorisent les soirs;
Il pleut bien trop de bombes
Et ça remplit les tombes.

Enfants aux yeux hagards,
Survivants du hasard,
Vos jeunesses perdues
Ne vous seront pas rendues




Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé aujourd'hui que son pays était déterminé à continuer le combat contre le Hezbollah sur fond de nouveaux raids meurtriers contre des civils au Liban.
Les Etats-Unis, comme Israël, considèrent que le conflit est dû à la menace que le Hezbollah fait peser sur l'Etat hébreu ainsi qu'à l'appui, notamment militaire, qu'il reçoit de Téhéran et Damas, les bêtes noires de Washington dans la région

L'armée israélienne continue son offensive qui a dévasté le Liban, entraîné une crise humanitaire grave dans ce pays et poussé des dizaines de milliers d'étrangers à l'exode.

L'offensive israélienne a détruit l'infrastructure du Liban depuis son lancement le 12 juillet après la capture de deux soldats par le Hezbollah à la frontière. Elle a fait 381 morts.

Au quatorzième jour du conflit, au moins 381 personnes, dont 334 civils, ont péri. Israël a perdu 17 civils, tués par la chute dans le nord de centaines de roquettes Katioucha tirées par le Hezbollah, et 24 militaires.


Pour Mme Condoleezza Rice, arrivée lundi en Israël après un passage à Beyrouth, "le temps est venu pour un nouveau Proche-Orient". "Nous devons faire ce que nous pouvons pour poser les bases d'une paix durable dans cette région".
Mme Rice doit rencontrer en Cisjordanie le président palestinien Mahmoud Abbas, alors qu'Israël poursuit son offensive contre la bande de Gaza, lancée fin juin pour retrouver un soldat capturé par des militants armés palestiniens. Plus de 100 Palestiniens ont déjà péri dans cette offensive. La veille, elle a appelé, pour la première fois depuis le début du conflit, à un cessez-le-feu "urgent" mais l'a conditionné à un règlement des causes du conflit et la libération des soldats capturés.

La police palestinienne armée de matraques s'est violemment heurtée, aujourd'hui (mardi), à Ramallah, à des centaines de manifestants protestant contre la présence de Condoleezza Rice devant l'immeuble où la secrétaire d'État américaine doit s'entretenir avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Munis de drapeaux et de banderoles des organisations du Hamas, du Djihad islamique ou encore du Hezbollah, un millier de manifestants se sont frottés aux policiers palestiniens devant le siège du président de l'Autorité palestinienne. Certaines manifestantes portaient de grandes photos de Libanais morts au combat dans le sud du Liban.
Les heurts, qui ont donné lieu à plusieurs arrestations se sont produits quelque 45 minutes avant l'arrivée prévue de Condoleezza Rice en provenance d'Israël où elle s'est entretenue avec le premier ministre Ehoud Olmert.

# Posté le mardi 25 juillet 2006 06:33

Modifié le mardi 25 juillet 2006 07:01

Conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en France

Conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en France
Reconstitution par modélisation des dépôts de césium 137 de mai 1986 en France dus à l'accident de Tchernobyl


Il existe bien une controverse française sur le nuage radioactif : À l'époque où le nuage radioactif de Tchernobyl survole l'Europe, il atteint notamment la France le 29 avril 1986. Ce sont les systèmes de détection de la radioactivité encerclant la centrale de Cattenom près de la frontière luxembourgeoise qui donnent l'alerte mais le gouvernement français estime qu'aucune mesure particulière de sécurité n'est à prendre.

Le Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants (SCPRI), sous la direction du Professeur Pierre Pellerin et sous la tutelle du minisre de la Santé, annonce le 29 avril 1986 à l'AFP une élévation générale du niveau de radioactivité sur le territoire français. L'information n'est pas reprise par la presse et notamment Libération avant le vendredi 2 mai 1986, tout simplement parce qu'il n'y a pas de journaux le 1er mai.

Les pouvoirs publics ont alors affirmé qu'il n'y avait aucune conséquence sur la santé en France. Selon le SCPRI, le taux de radioactivité relevé ne justifiait pas de mesures sanitaires spéciales. Il n'a été formulé aucune recommandation concernant la population française. Le gouvernement français a suivi l'avis du SCPRI sans demander de contre-expertise ou consulter l'avis d'observateurs étrangers. Dans le même temps, d'autres pays d'Europe jugeaient du contraire et ont recommandé sur leur sol de prendre des mesures de protection.

Au 6 mai 1986, soit une semaine après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl sur la France et le Benelux, aucun ministre français ne stait publiquement inquiété de cette situation.

Le 6 mai, un communiqué de presse du Ministère de l'Agriculture annonce maladroitement : "Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l'accident de Tchernobyl" tout en contredisant cette affirmation dès la phrase suivante "A aucun moment les hausses observées de radioactivité n'ont posé le moindre problème d'hygiène publique." C'est la première phrase seule qui sera retenue.

La présentatrice du bulletin météorologique d'Antenne 2 a même annoncé que la France était protégée du nuage par l'anticyclone des Açores. Pour appuyer ses dires, elle a fait ajouter un signal « STOP » sur la carte de France au niveau des Alpes. Cependant il s'avère que l'anticyclone s'est déplacé pendant cette période, infirmant ainsi cette prévision.

Il s'en est suivi une polémique, souvent résumée par « le nuage s'est arrêté à la frontière ».

Finalement, au bout de deux ans et sous la pression des opposants, des autoris civiles comme la CRIIRAD effectuent des prélèvement au sol. On découvre alors que des villes comme Mélon (04), Ghisonaccia-gare (20), Clairvaux-Les-Lacs (39) ou Strasbourg (67), avaient présenté en mai 1986 (par interpolation des mesures relees entre 1988 et 1992) des activités surfaciques de sium 137 passant 30 000 becquerels/m², plus de 200 fois surieures à la normale. En 1992, quelques villes présentaient encore un taux supérieur à 3 000 Bq/m². Selon les autorités françaises en place au moment des faits, ce taux de sium 137 n'aurait jamais dépassé 5 400 Bq/.

La polémique se poursuit, elle porte notamment sur les cancers de la thyroïde, principalement en Corse.

Dans la zone de Tchernobyl elle-même, il a été constaté une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde, pour des adultes, dans les mêmes proportions, soit un quadruplement en 19 ans.

Dans les régions françaises du Calvados où une étude épidémiologique a été faite on assiste à un même quadruplement de ce nombre de cancers.

En région Champagne-Ardenne, il y a eu seulement un doublement de ce nombre révêlé par une étude équivalente alors que cette région a reçu plus de retombées qu'à l'Ouest de la France.

# Posté le mardi 16 mai 2006 17:46

Modifié le mardi 16 mai 2006 18:06